Crème fraîche et huile d'olive

Festival Taste of Paris

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Evenement, Paris | février 14, 2016 | By

Un événement au Grand Palais où l’on peut découvrir les créations de grands chefs parisiens en format dégustation ?

Il ne nous en a pas fallu beaucoup plus pour nous ruer sur les billets de Taste of Paris et nous faire plaisir le temps d’un déjeuner. 

Petit compte rendu de notre expérience.

L’espace du Grand Palais est toujours splendide. Ces énormes verrières baignaient de lumière naturelle (filtrée par la pluie battante, certes) l’événement. Côté déco, une grande fourchette rose trônait à l’extérieur, les extravagances n’étaient pas à l’ordre du jour sur les allées.

Un guide très bien fait oriente sur l’emplacement des chefs. Un chef par stand, qui représente un restaurant. 17 cuisines dans lesquelles s’affairaient chefs et brigades. Sur chaque stand, le menu proposé à l’affiche.

Pour régler chez les chefs, une carte dédiée, rechargeable par carte bleue dans 2 banques.

Difficile de choisir dans quelle file d’attente se positionner. Elles vont assez vite, mais faut compter 10 bonnes minutes minimum sur chaque stand. L’unique chef pâtissier de l’événement, Yann Couvreur, accumulait la moitié des visiteurs affamés à lui tout seul Nous avions écarté d’office les files interminables le but était de manger !

Nous avons donc essayé de rationnaliser l’approche en entrée(s), plat(s), dessert…

L’entrée chez Daniel Morgan, de Salt.

Pain plat « sourdough » émulsion d’œufs de cabillaud, citron confit, beurre noisette au romarin.

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C’est joli, c’est original et c’est délicieux. Des très fines couches de pain croustillant et doré, presque comme des couches d’un millefeuille, le croquant en plus, le beurre en moins.

Par-dessus, des petites billes d’émulsion d’œufs de cabillaud, le meilleur tarama que j’ai jamais goûté. Le tout décoré de petites fleurs comestibles qui apportaient une touche visuelle intéressante et une matière étonnante sur le palais.

Jeu de textures, simplicité des goûts qui se marient dans la bouche, c’était bien trop bref !

Le plat chez Ryuji Teshima, de Pages

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L’instinct, bœuf Ozaki sur céréale. Tout simplement incroyable.

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De très fines tranches de bœuf Wagyū poêlé au beurre, auquel il emprunte la texture fondante, presque crémeuse. Elles sont présentées sur un lit d’algues, d’haricots rouges et noirs et graines de quinoa, relevés par une petite sauce à la bière et au soja. Détail non négligeable, il était légèrement saupoudré de bincho, une poudre de charbon de bois légère et aromatique, qui donnait l’impression que le bœuf dans son gras heureux et opulent, sortait d’un barbecue.

Le 2ème plat chez Stéphanie LeQuellec, de la Scène au Prince de Galles.

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Oeuf de poulette des fermes d’Ile de France, jaune tiède acidulé, topinambour, truffe noire.

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La crème de topinambour délicieusement onctueuse avec des cubes de topinambours croquants était une découverte. Légère déception cependant sur ce plat. J’imagine que les possibilités avec les œufs sont toujours limitées, mais le jaune tiède ne nous a pas conquis et la truffe apportait une touche croquante mais elle n’avait pas beaucoup de goût, dommage. Pour 12€ on se dit qu’on aurait mieux fait de choisir autre chose.

 

Et pour finir : 3ème plat et dessert chez Frédéric Anton du Pré Catelan.

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Le caviar de France, aubergine confite au parfum de curry

TasteOfParis-8Un confit fondant et relevé, absolument parfait. N’étant pas de gros fans de caviar, la valeur ajoutée de la composition nous a peut-être un peu échappé, mais aucun regret sur notre choix.

Le citron comme une tarte, meringues croustillantes, sorbet basilic

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Et là, la note finale, absolument démente : une fine couche de copeaux de pâte, comme des cornflakes habillait le socle. Il accueillait une crème au citron aérienne et relevée par des zestes de citron vert sur lequel était posé un sorbet de basilic qui faisait des feux d’artifice en bouche. Le tout décoré de toutes petites meringues croustillantes, à peine sucrées.

Une expérience incroyable qui nous a donné envie de visiter plus en profondeur tous ces grands restaurants ! 

La bonne nouvelle ? Vous pouvez encore y aller ce soir pour le dîner !