Crème fraîche et huile d'olive

La Cave de l’insolite, le refuge gourmand de l’hiver

La cave de l'insolite

Nous avons tous des incontournables, des classiques, des sans faute. Des endroits où l’on retourne les yeux fermés lorsqu’on veut marquer le coup, fêter quelque chose, profiter de retrouvailles, avec toujours la certitude de se faire plaisir.

Pour nous la Cave de l’insolite est parmi ces adresses.

Tout d’abord, le cadre est chaleureux, accueillant, donne envie de s’y attarder. Rien à voir avec les décos industriellonewyorkaises qui fleurissent un peu partout, cette cave a une âme singulière. Ses allures d’auberge campagnarde, un peu hors du temps, invitent à la décompression. L’assiette, que le très jeune chef (24 ans..) qualifie lui-même de « franche » est simple, française, de saison et de qualité. Sur une carte réduite qui varie tous les jours, vous trouverez des bons plats maison qui penchent d’avantage du côté de la bonne table d’hôte que de la sophistication bistronomique.

La cave de l'insolite

Façade vitrée

Façade largement vitrée, grandes tablées en bois, des plantes vertes installées dans les multiples recoins, des vielles poutres, un joli escalier en colimaçon, des bouteilles de vins en guise de parement mural et un feu qui crépite l’hiver en fond de salle. C’est vraiment le resto idéal pour les froides et humides soirées parisiennes, et dieu sait s’il y en a !

La cave de l'insolite

 

 

En couple ou entre amis, en petit comité, en famille, la cave de l’insolite ne déçoit pas. J’y ai même orchestré des rencontres entre mes parents et mes beaux-parents c’est vous dire !

La cave de l'insolite

 

En plus de la salle du rez-de-chaussée ils ont également une salle privatisable en bas, une grande cave voûtée un peu fouillis, charmante où vous pourrez être au calme pour des occasions particulières. 

L’insolite ? La cave, comme son nom l’indique. Une carte de plus de 120 vins naturels, que vous pouvez choisir et prélever vous mêmes dans la grande étagère de l’entrée. Un choix de vin impressionnant sur des cépages, cuvées et vignerons que vous avez peu de chances de connaître, et c’est ce qui en fait tout le charme ! Les serveurs, au sourire sincère, sauront vous conseiller sur le choix des vins, au verre ou à la bouteille. Point appréciable, ils ne vous poussent pas à la consommation des flacons les plus chers, ils nous ont spontanément proposés des choix à moins de 15€ la bouteille qui se sont avérés être des belles découvertes !

Côté cuisine les prix sont moins populaires (Entrées et desserts autour de 10€, 20€ en moyenne pour le plat), mais quand on aime, on ne compte pas…(trop)  Les critiques parlent d’heureuse fringance, et je trouve la formule bien choisie.

Un choix resserré qui agilise les commandes, des portions congrues et des petites touches originales. Pas d’alchimie fondamentale, les produits frais et de bonne facture sont sublimés, mais vous savez ce que vous mangez. Que vous vous laissiez tenter par les propositions traditionnelles; le foie gras ou l’œuf parfait étaient carrément bons, ou les moins classiques– tarte tatin d’oignons et sa glace en entrée par exemple, vous serez agréablement surpris.

Collage des plats du 23 decembre 2016

Cabillaud, civet de cerf, échine de cochon, on était 6 autour de la table et tout le monde s’est régalé, sans regret par rapport à son choix. Vous savez, quand on est nombreux et on goûte le plat des autres, il y a toujours quelqu’un pour se dire.. j’aurais dû prendre le tien, c’est meilleur. Là tout le monde était contenté. Nous avons trouvé les cuissons justes, les accompagnements savoureux et sans banalité. Pour ceux qui avaient encore de la place les desserts ont aussi fait mouche : ganache chocolat et crumble noisettes, financier aux amandes et glace cannelle, les connaisseurs ont été ravis par les notes sucrées.

La mention spéciale de la soirée, aussi insolite que conviviale, ira au Mont d’Or truffé entier servi chaud. Une pure gourmandise décadente qui restera gravée longtemps dans nos mémoires ! 

La cave de l'insolite, mont d'or chaud aux truffes à partager... ou pas

Mont d’or chaud parsemé de truffes. A partager… ou pas.

Assez inhabituel pour être remarqué, le pain de campagne à la mie généreuse et la croûte croustillante, servi chaud, est excellent. Je trouve que c’est un indicateur qui rate rarement, si le pain est bon, les assiettes ont de fortes chances de l’être aussi !

L’endroit est animé, et le vin aidant, peut devenir un peu bruyant, mais s’il faut hausser un peu le ton sur une grande tablée, on est loin de se retrouver les uns sur les autres et le volume participe au côté chaleureux de l’endroit. Vaut mieux éviter si mamie a un sonotone, mais dans l’ensemble on se comprend aisément.

Les serveurs ont l’habitude de la clientèle internationale et ont un anglais avenant, pensez y si vous voulez faire découvrir une bonne cuisine française à vos invités venus de loin. 

Entre son cadre attachant, ses hôtes prévenants, les bons vins à prix abordables et la qualité de l’assiette, sans parler de la cheminée réjouissante, on ne peut que vous recommander d’y aller les yeux fermés et l’envie de vous faire plaisir ouverte en grand.  

La cave de l’insolite

30, rue de la Folie-Méricourt 75011 Paris

01 53 36 08 33

Ouvert du mardi au samedi

12h00 à 14h30

19h30 à 22h30

Dimanche de 12h à 14h30 – formule brunch

 

Blue valentine : bistronomie et mixologie

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Paris, Restaurant | avril 11, 2016 | By

J’ai été initiée à la mixologie il y a quelques années par un ami qui m’a fait découvrir qu’un cocktail pouvait être bien plus qu’un mélange saoulant d’alcools de bas étage dont le goût doit être masqué par des choses sucrées et collantes…

Pour son anniversaire j’ai voulu le surprendre avec une adresse qui fait honneur à ses enseignements. Le restaurant est ouvert le dimanche soir, chose extrêmement rare à Paris. Pensez donc au Blue Valentine si, comme nous, vous avez quelque chose à fêter en dehors des horaires et jours convenus !

On vient dans le cadre intimiste tout en noir et blanc du Blue Valentine pour une parenthèse poétique, les assiettes très techniques et les très bons cocktails, préparés derrière un vaste comptoir en formica.

La carte des cocktail du Blue Valentine et le Classy Pirate que j'ai pris en apéro.

La carte des cocktail du Blue Valentine et le Classy Pirate que j’ai pris en apéro.

 

Le chef japonais, Saïto Terumitsu, passé au Mandarin Oriental à Paris, propose une cuisine bistronomique qu’il signe de fleurs sauvages et herbes aromatiques. Attention aux amateurs de saveurs simples qui aiment reconnaître le produit brut lorsqu’ils le portent à la bouche : passez votre chemin.

A la manière d’estampes, jolies, fleuries, pointues les assiettes du chef visent à transformer la matière première, toujours de saison et cuisinées à la dernière minute, en quelque chose d’inédit. Et elles y arrivent !

Le menu change tous les jours, mais prenez comme exemple ces ravioles de morilles et lapin dans un fin bouillon relevé par des feuilles de moutarde rouge, des fines tranches de chou mariné au citron et de l’aneth. Richesse de saveurs et de textures présentées comme un joli étang d’été où au final, on ne sait plus très bien ce qu’on mange, et c’est pas grave tellement c’est bon !

Ravioles de lapin et morilles

Comme toutes les petites choses japonaises, les assiettes ne sont pas très copieuses, mais elles suffisent dans la formule entrée, plat et dessert, pour sortir de table rassasié sans avoir trop mangé.

Pour la suite j’ai jeté mon dévolu sur un ris de veau caramélisé au beurre noisette puis recouvert d’une croûte persillée malgré laquelle j’ai retrouvé une texture fondante à l’intérieur. Des fleurettes de choux fleurs marinés au citron et confits au beurre noisette sur une purée de cœurs d’artichauts on fait basculer les battements du mien… Délicat, complexe, gourmand, un vrai régal !

Ris de veau

Le service est jeune, dynamique et aux petits soins. Les trouvant tous un peu chers je me suis fiée aux conseils de notre serveuse pour choisir le vin qui accompagnera mon dîner, il a été servi depuis un joli magnum présenté à table, détail que je trouve toujours classe. Si vous n’aimez pas la légère pétillance des vins biodynamiques, précisez le, la carte en est truffée…

L’équipe du Blue Valentine est à l’aise dans le salé comme le sucré, les desserts ont été une très belle surprise. Que ce soit l’assiette Normandie qui déclinait différentes matières et textures de pomme dans un écrin rond et soyeux de meringue légère et aérienne sur une gelée de calvados, ou la réinterprétation du banoffee avec des chips de banane plantain croustillantes sur une divine glace au dulce de leche et son coulis de caramel beurre salé chaud, nous étions ravis d’avoir assez de place pour les apprécier.

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Banoffee révisité

Le Normandie

 

Pour finir la maxime au mur pourrait décorer ma propre cuisine, je ne peux donc que vous encourager à ne pas rater cette adresse…

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Retrouvez le Blue Valentine au 13, rue de la Pierre Levée dans le 11ème arrondissement. Ouvert du mercredi au dimanche de 12h à 15h et de 19h à 2h (dernier service à 23h).

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